Entre La Pietà et Like A Melody l’histoire dure depuis un moment. C’est une artiste avec un message fort qui n’a pas peur d’aller à contre-courant, pour défendre ses valeurs et ses convictions sans pour autant vendre son âme. Comme vous le savez Like a Melody était en veille depuis quelques années, La Pietà continuait son parcours et elle servait de lien entre les anciens chroniqueurs. À chaque sortie on s’envoyait des messages entre nous pour savoir ce que chacun avait pensé de ses nouveaux morceaux.
Le dernier album en date de l’artiste nommé “L’Innamorata” parle sous différents angles de l’amour et de sa complexité. Un album axé sur les textes, la poésie et la chanson française.

Aujourd’hui Like a Melody est devenu POGO et La Pietà sort un nouvel opus nommé « Libre ». Cette fois l’approche est différente, comme elle l’explique dans la description de la cagnotte participative : « Pour la société passé 40 ans je suis trop vieille pour faire du rock alors je vais faire du rock».

Un nouvel album pour un artiste est toujours un moment spécial, où toutes sortes d’émotions doivent se mélanger, entre l’excitation de la sortie, tout le stress et la pression qui vont avec. Oui mais voilà, en ce vendredi 25 septembre jour de sortie officielle, quelques illuminés des réseaux, au lieu de donner leur avis sur l’album en question ont préféré attaquer La Pietà sur son apparence. En effet en 2026 il semblerait que pour certaines personnes ce soit problématique, passé 40 ans, de porter une veste de survêtement dans une vidéo. Autant couper court tout de suite, NON ce n’est pas problématique, chaque personne, homme, femme, humain a le droit de porter ce qu’il ou elle veut quand il ou elle le veut. Puis comme le dit La Pietà dans une de ses chansons «Tu as le droit d’être ce que tu décides et j’ai le droit d’être libre aussi…. ».

« Libre »

Virginie Nourry a axé chacun de ses projets avec La Pietà sur son ressenti, et choisi de faire un album comme elle le souhaite et non pas pour être à la mode. Ce n’est donc pas surprenant que « Libre » soit un projet un peu hybride, à mi-chemin entre un EP et un album (vingt-huit minutes réparties en sept morceaux), format cohérent avec l’idée de base. Pour ce projet elle et son groupe ont augmenté le son des guitares et monté le potard de disto, le tout avec des textes plus directs, plus bruts qui vont droit à l’essentiel. L’album démarre avec un gros riff, une prod un peu crade typée grunge «Si c’était ça la norme, toujours se sentir hors norme » et des couplets en contradiction avec le refrain plus posés décrivant la vie parfaite attendue par la société d’aujourd’hui.

Dans “L’Innamorata” elle avait fait un rapide état des lieux de l’industrie musicale. Cette fois sur ‘J’comprends Rien’, elle s’attaque à la société d’aujourd’hui, qui va trop vite, trop vite vers le ridicule. Que celle qui explique qu’elle a 5 ans de retard sur les nouvelles technologies se rassure, elle n’est pas la seule dans ce cas. « J’comprends pas le bien-pensant (..) je comprends pas le monde (…) Ta liberté immonde quand tu pisses sur les autres ». (Hey le mec « courtois » qui parlait de sa veste de survêtement, je crois qu’elle s’adresse à toi justement). Encore une fois La Pietà vise juste, le changement d’orientation musicale par rapport au précédent album peut surprendre, et c’est aussi ce qui fait que l’artiste soit toujours là.

Le tempo ralentit, la guitare passe en son clair avec un chant plus doux sur le titre ‘Un Grain’ sur lequel Virginie se livre sur sa personnalité, son caractère, son histoire. Un titre sur lequel de nombreuses personnes qui se sentent différentes pourront s’identifier. « On revendique le hors norme et on sait que vous êtes finalement nombreux à vous sentir aussi hors normes que nous », une phrase lourde de sens utilisée pour décrire l’album. Sur ‘Je tombe’ elle parle de son amour pour l’imparfait, les abîmés et les coups durs mais pas seulement de déceptions amoureuses, mais les déceptions de la vie dans son ensemble.

Avec « Libre » celle qui est trop vieille pour faire du rock nous sort un album percutant et honnête avec des sonorités dignes de Courtney Love. La Pietà prouve une nouvelle fois qu’elle fait ce qu’elle veut et de la manière dont elle le souhaite. Entre La Pietà et POGO l’histoire continue, bienvenue dans l’art des indépendants.

Un album qu’on a le droit d’aimer ou pas, là n’est pas la question, mais les commentaires déplacés il faut arrêter au bout d’un moment!
Si vous ne comprenez pas ou est le problème, je vous invite à écouter un morceau nommé ‘La fille la moins féministe de la terre’ qui traite de ce sujet, une chanson écrite il y a quelques années par… La Piéta justement….

Sorti le 25/09/26
Pour retrouver La Pietà : Linktree



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